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Être assuré(e) en 2030... Pour vivre sa vie avec plaisir et sérénité !


02/09/2018, Article du Livre Blanc « Être assuré en 2030 ! » de l’École Polytechnique d’Assurances (EPA)

Être assuré(e) en 2030...  Pour vivre sa vie avec plaisir et sérénité ! - Karine KAZIMI CHOURAQUI

Article de Karine LAZIMI CHOURAQUI, extrait du Livre Blanc « Être assuré en 2030 ! » de l’École Polytechnique d’Assurances (EPA). Ce Livre Blanc est associé au :

 

Arielle (32 ans), Lise (28 ans) et Eve (21 ans), trois sœurs assurées en 2030.

Arielle, Lise et Eve se réveillent en douceur grâce à leur alarme qui se base sur leurs cycles de sommeil. Elle détecte le moment idéal pour les réveiller, via les signaux de leur corps dans un créneau horaire qu’elles ont au préalable paramétré.

Elles ont toutes les trois un assistant de vie qui leur annonce l’agenda de la journée, qui leur indique ce qu’il est préférable de manger dès le petit déjeuner en fonction de leurs besoins nutritionnels, ou quel chemin prendre dans la journée.

Arielle, designer d’objets, part à son bureau à pieds. Son assistant numérique calcule les efforts fournis et anticipe déjà le type de repas qu’elle devra prendre le midi selon son métabolisme. Son nombre de pas quotidiens est transmis à son assurance santé, et grâce à son taux d’activité élevé, elle bénéficiera d’une offre très avantageuse. Elle ne manque pas de vérifier le type de données qu’elle souhaite partager avec son assureur. Elle est consciente que ses data ont une valeur… et reste très vigilante à l’utilisation de son patrimoine personnel, en d’autres termes son « patrimoine humain ». Elle est très sensible à son environnement, toujours prête à donner un coup de pouce avec bienveillance à des personnes qu’elle estime dans le besoin (intellectuel ou matériel). Elle se démarque dans un univers où l’émotionnel est recherché, mais où peu de citoyens sont en capacité de développer leur empathie. Une opportunité pour les scientifiques qui travaillent sur leurs projets de recherche relatifs à l’Intelligence Artificielle.

Lise, ingénieur experte en son et lumière pour des événements (concerts…), se jette dans sa voiture autonome et son assistant l’informe qu’elle va voir son abonnement automobile diminuer, grâce à ses points de conduite vertueuse. Elle décide de tenter un itinéraire différent, et son assistant lui indique qu’en raison de bouchons, il y a un risque de collision plus élevé que d’habitude. Pour éviter de perdre des points elle fait demi-tour pour refaire son chemin habituel, spécialement sélectionné parce qu’il avait le profil de risque le plus faible. Elle réalise à quel point elle a du mal à s’affranchir de ce contrôle permanent de son hygiène de vie. En effet, cela lui offre en échange de ses données une protection importante et peu coûteuse… Elle a des valeurs communes avec Arielle, notamment sur l’altruisme, mais a contrario, elle a conscience très précisément que ses données sont utilisées. Ce qui lui importe est de payer le juste prix et surtout de ne pas payer pour ceux qui ne font pas d’effort.

Eve se réveille tranquillement grâce à la qualité optimale de son sommeil. Elle est à l’écoute de son corps, elle se dirige vers la cuisine pour petit-déjeuner pendant que son assistant personnel lui annonce sa journée. Elle espère manger un bon petit-déjeuner très copieux mais à peine elle touche le frigo, il lui affiche un fromage blanc nature avec un thé. Son bracelet connecté a capté ses énergies pas très positives suite à sa conversation avec le frigo. Néanmoins, elle regarde les indicateurs et elle se rend compte qu’il a raison. En suivant les recommandations du frigo couplé avec le bracelet connecté, elle a gagné des points.

Ses colocataires se réveillent à leur tour et lui disent le contraire en l’incitant à faire des écarts. Elle tient bon et leur explique que si elle tient à surveiller son métabolisme, ce n’est pas juste histoire de se concentrer sur elle-même mais c’est surtout de pouvoir profiter pleinement de son corps dans la durée. Elle estime qu’il est essentiel d’alterner les plaisirs avec les efforts et surtout de tirer les enseignements des analyses que les applications lui procurent. Elle considère le numérique et l’Intelligence Artificielle comme une opportunité pour vivre sereinement et plus longtemps.

Vous le savez, le citoyen est ultra-connecté, mobile et de plus en plus réactif. Même si nous n’adhérons pas forcément à ce type de comportement, la société se doit de s'adapter à un univers qui est de plus en plus numérique, avec des interactions immédiates avec le mobile (réseaux sociaux, apps...). Les citoyens dans la mobilité souhaitent interagir avec les autres (à titre privé ou professionnel) n'importe quand et n'importe où, prendre soin de leur hygiène de vie, de leur santé.

Et si en 2030 nous étions dans un monde d’anticipation, de prévention ?

Et si nous remontions le processus de la causalité du dommage à l’incident, pour parler de prévention ?

Dans quelle direction allons-nous ? Quel modèle de société nous attend ?

L'assuré est certes responsable des choix mis à sa disposition, mais dans quelle mesure est-il responsable de sa situation ? La mutualisation, le concept d’assurance risque de disparaître pour une hyperpersonnalisation des produits d’assurance.

Vous l’avez compris, notre métier d’assureur est de gérer les risques en accompagnant le mieux possible nos clients. Nous vendons à nos clients des promesses, en espérant ne pas les tenir au « sens propre » ce qui signifierait qu’il puisse y avoir un sinistre. A présent et encore plus en 2030, il est vraisemblable que les innovations technologiques vont réduire considérablement les niveaux de risque.

Comment réussir à être dans le monde tel qu’il évolue aujourd’hui, tel qu’il va évoluer demain ? Un monde où nous sommes tous(tes) hyper connecté(e)s (smart cities, domotique, objets connectés, tablettes, Smartphones…). Comment les citoyens vont-ils s’approprier ce monde et comment vont-ils intégrer ces nouveaux paramètres dans leurs relations de tous les jours ? Il est essentiel de voir ces évolutions, de bien essayer de comprendre le monde dans lequel nous vivons, et d’accueillir les transformations comme des forces, comme des opportunités, pour les vivre le mieux possible.

L’assurance en 2030 n’est pas un sujet de professionnel(le)s ou d’expert(e)s, mais bel et bien un sujet sociétal. Il nous appartient en tant que citoyens de Co construire avec les institutions.

Il nous appartient d’écrire les limites à ne pas franchir pour 2030…

 


Après la réalisation de projets web variés depuis 1994 en commençant par France Telecom, puis AGF en 2000, Karine LAZIMI CHOURAQUI a piloté l’Innovation pour Allianz France dès 2009. Elle embarque l'entreprise vers la transformation digitale jusqu'en 2015. Elle devient Agent Général Allianz en 2016 et prend le virage du courtage en septembre 2017 en créant le Cabinet LCK Assurances à Paris dans le 8ème. Elle accompagne ses clients dans le monde d'aujourd'hui et de demain avec une expertise Immobilier, Entreprises, Start Up, Cyber Risques & E-réputation.